Le tourisme équitable et solidaire

Le tourisme équitable et solidaire

Le tourisme est en constante progression depuis plus d’un demi-siècle. L’Organisation mondiale du Tourisme prévoit que 1.6 milliard de personnes se déplaceront dans le cadre du tourisme en 2020, faisant grimper le chiffre d’affaires du secteur touristique à 2 000 milliards de dollars.

Voilà pourquoi les pays en développement cherchent aussi à bénéficier de l’expansion du tourisme international. Pourtant, la sonnette d’alarme est tirée : le tourisme peut être un levier de croissance et de développement, mais seulement sous certaines conditions.

En effet, encore faut-il que les revenus du tourisme soient perçus par la population locale. La Banque mondiale estime que 55% des dépenses touristiques réalisées dans les pays en développement sont captées par les pays du Nord. Sans mentionner le travail (parfois sexuel) des enfants, la dégradation de l’environnement dû au tourisme de masse ou encore la culture locale dénaturée car perçue comme un outil de vente qui doit s’adapter aux touristes et à leurs attentes.

Promouvoir le tourisme, oui, mais pas n’importe lequel.

Face à ces constats, plusieurs personnes et organisations se sont posé la question des conditions d’un tourisme moteur de développement pour les populations locales.

Suivant l’accent que l’on met sur certains aspects du voyage, le ‘tourisme responsable ou durable’ peut prendre différentes appellations : « éco-tourisme » si le voyage est orienté vers la nature et l’environnement, « tourisme équitable » s’il veut davantage mettre l’accent sur la juste rétribution des communautés d’accueil, « tourisme solidaire » s’il développe des projets de solidarité avec les populations visitées ou encore « tourisme communautaire » s’il s’attache surtout au respect des communautés, des cultures locales.

Le tourisme équitable
Basé sur le modèle du commerce équitable, dont l’objectif est d’aboutir à des relations commerciales équitables entre le Nord et le Sud, le tourisme équitable met l’accent sur la juste rétribution des différents acteurs du secteur et sur les prises de décisions démocratiques. Les bénéfices de ces activités sont perçus en grande partie localement et partagés entre les membres de la population autochtone.

Le tourisme communautaire va encore plus loin en impliquant directement les populations locales dans l’organisation et la gestion de l’activité touristique. C’est la communauté qui décide des modalités : du prix du service jusqu’à la capacité d’accueil. En recentrant les populations locales dans l’élaboration de l’activité touristique, celles-ci deviennent plus autonomes. Aux voyageurs, le tourisme communautaire offrira des rencontres authentiques.


A qui s’adresser pour allier plaisir du voyage et respect des cultures locales ?

Cette liste n’est évidemment pas exhaustive.

Aux membres d'Altervoyages 
En tant que plateforme belge du voyage équitable, Altervoyages regroupe et soutient le travail de ses 17 membres belges et internationaux, organisateurs de voyages solidaires.

Aux membres de l'ATES
L'Association pour le Tourisme Equitable et Solidaire est un réseau français d'acteurs et de spécialistes du tourisme équitable et solidaire. Créée en 2006, elle regroupe des voyagistes, des opérateurs relais et des membres associés, tous engagés pour faire du voyage un levier de développement et de solidarité internationale. De par son label « Garantie tourisme équitable et solidaire », elle assure aux voyageurs une expérience unique de voyage qui respecte les hommes et les cultures.
 

Le Trade for Development Centre (TDC) a soutenu quatre projets de tourisme équitable et communautaires: deux en Afrique et deux en Amérique Latine.


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