L'or équitable

L'or équitable

credit : Max Havelaar

Vous pensez à acheter une bague ou un bijou ? L’or est toujours très prisé : en acheter, c’est (se) faire plaisir.

Mais pensez-vous que ce soit le cas des personnes qui vont extraire ce même or des entrailles de la terre ?


Focus sur les pays du Sud

Aujourd’hui, la ruée vers l’or est dominée par les géants industriels avec leurs gigantesques mines à ciel ouvert. Et ce souvent au prix de conflits violents avec les communautés locales qui voient leurs terres accaparées et leur eau polluée.

Mais une autre réalité demeure : celle d’environ 15 millions de mineurs artisanaux. Ensemble, ils représentent 15% de la production mondiale, au prix d’un travail physiquement éprouvant, dans des mines qu’ils ont eux-mêmes creusées. Dans ces mines artisanales souvent illégales, les conditions de travail sont déplorables : les enfants travaillent, l’usage de la drogue est fréquent pour oublier la peur de l’ensevelissement, les méthodes de production provoquent des troubles neurologiques (l’or est brûlé avec du mercure pour l’amalgamer) et tout cela pour un revenu dérisoire : un euro par jour. De quoi faire subsister une famille mais sans lui donner d’espoir d’un avenir meilleur.

D’un point de vue environnemental, le prix à payer est aussi lourd : la production d’une bague en or génère 20 tonnes de déchets toxiques et consomme 50 000 litres d’eau douce.

 

Quelle(s) alternative(s) ?

Il est pourtant possible de faire les choses autrement. Il existe deux labels pour l’or équitable :

 

 

 

 

Les coopératives de mineurs artisanaux qui respectent une série de critères sociaux et écologiques peuvent accéder à ces labels. En échange de leurs efforts, ils perçoivent un meilleur prix ainsi que la prime du commerce équitable qui leur permet d’investir dans leur communauté.

Il existe actuellement 11 coopératives d’or certifié (8 par Fairmined et 3 par Fairtrade). En 2016, près de 500 kilogrammes d’or certifié ont été produits mais seuls 33% ont pu être vendus. L’or équitable est encore assez méconnu. Saviez-vous par exemple que la palme du Festival de Cannes était produite en or équitable depuis 2014 ?
Au Pays-Bas et au Royaume-Uni, l’or équitable bénéficie d'une plus grande notoriété.

Aujourd’hui, 18 bijoutiers belges proposent des bijoux en or équitable : 

- Sylvie Jousset, Bruxelles
- Géraldine Raulier, Solre Sur Sambre
- Frédéric Rossius, Liège
- Saskia Shutt designs à Bruxelles
- Frank x Daisy, Bruxelles 
- Ana Edelsmid, Heusden-Zolder
- Nele Braet Jewelry, Wondelgem
- Gingko jewels, Bruges
- Va-Tout, Gand
- Confetti, Gand
- Gerda de Vrij, Anvers
- Zilver-Linde, Anvers
- Nimzu, Deurne
- Atelier ODE, Olen
- Roos de Krom juweelontwerp, Houthalen
- Simple comme bonjour, Malines
- Josien Baetens, Malines

Le TDC a stoutenu trois projets de production d'or équitable : un en Ouganda (EWAD), deux au Pérou (Red Socialet Fidami).
Il aide les organisations à obtenir la certification Fairmined ou Fairtrade Gold pour qu'elles puissent vendre leurs productions dans de meilleurs conditions tout en garantissant la sécurité des orpailleurs.

Pour en savoir plus

- Or équitable cherche client 
L'or équitable : une quête difficile